PhiloVIVE ! La philosophie orale et vivante

 

Résultats de votre recherche de passion.

Le respect de l'autorité

Le respect que nous feignons devoir à l’autorité devant laquelle nous nous courbons n’a peut-être rien d’une vertu morale !

La liberté existe-t-elle ?

LIBERTE. Le mot se lit partout, jusqu'au fronton des écoles, au-dessus des grilles. On hésite à trop le prononcer, de peur que son sens s'épuise. Désigne-t-il une réalité ?

Petit topo sur un débat qui eut lieu à la médiathèque Marcel Aymé, d'Issy les Moulineaux.

TROP PENSER EMPÊCHE-T-IL DE VIVRE ?

CAFE DE ROUEN, 29 avril 1997.

LES PEURS

La peur, tout le monde connaît. On tremble -entre autres symptômes : chair de poule, gorge nouée, sueurs froides, paralysie, rétention de la respiration et parfois crise cardiaque. De quoi prendre le phénomène très au sérieux. Toutes les peurs sont terribles, terrifiantes : la plus grande peur est celle... d’avoir peur !
Faut-il faire face à l’effroyable ? Mais TOUT est effroyable ! On peut aussi bien avoir peur de la douleur que du plaisir même, de ses ennemis comme de ses amis, des autres comme de soi-même, du monde entier (par exemple du marasme économique, politique, moral, spirituel...), ou du grand méchant loup caché partout... oui, même sous le lit !

Café Philo de Rouen

Café Philo, septembre-décembre 2017

La création naît-elle forcément d’un chaos de la pensée ?

Nous sommes partis de la souffrance de l’artiste, et nous n’en sommes pas revenus. Un artiste ne peut vivre sans créer, comme un homme ne peut vivre sans passion. C’est dans la fièvre de l’émotion que surgit l’esprit créateur : Victor Hugo par exemple ne pouvait faire de la belle poésie que quand il avait de fortes émotions.

Un pouvoir armé est-il légitime ?

Tout pouvoir contraint, et le gouvernant ne gouverne qu’en tant qu’il oblige. C’est sous la menace que les citoyens obéissent aux lois, et non en vertu de leur bonne volonté (idéale !). Tous tremblent devant les “gardiens de la paix”, dans les pires dictatures comme dans les meilleures démocraties.

Nous avons la chance de vivre dans un État où les sanglantes répressions sont assez rares pour être considérées en tant que bavures. La répression est-elle si mesurée parce que nous sommes de “bons citoyens” n’ayant pas à être contraints, ou parce que nous n’osons pas désobéir ?

“Peut-on voyager en restant immobile ?”

“Peut-on voyager en restant immobile?” Question bizarre, mais essentielle, comme les sempiternelles questions qui fondent la philosophie : d’où venons nous ? où allons nous ? auxquelles Pierre Dac répondait simplement : je viens de chez moi, et j’y retourne.

Maîtrise de soi et des autres

Être maître de soi implique de se faire également esclave de sa propre volonté. Pour maîtriser les autres il faut montrer une volonté si ferme que d’autres s’y conforment. On constate alors toute la valeur de l’exemplarité : dans Le fil de l’épée, De Gaule montre comme les grands chefs ont gardé sur eux-mêmes une emprise impressionnant les soldats. Alexandre a maintenu sous sa coulpe des armées indisciplinées et épuisées, sa maîtrise de soi avait valeur d’exemple, servait de modèle pour tous. Celui qu’on imite par admiration, celui dont on souhaite acquérir la maîtrise, celui-là nous possède mieux que le maître le plus dominateur : nous lui offrons de bon gré notre volonté même.

PEUT-ON APPRENDRE À PENSER ?

Se forger ses propres idées : belle ambition ! Belle obligation surtout : il faut penser sa vie, vivre sa pensée. Mais cette faculté de penser s'acquiert-elle ? Qu'apprend on quand on apprend quelque chose ?
On apprend à suivre des modèles, et à se conformer à des méthodes éprouvées : on apprend à cadrer la pensée... pas à la fabriquer ! Et pourquoi apprendre à penser alors que l'on pense déjà ? Apprendre à penser paraît inutile. Inutile de fabriquer ce qui est déjà là : nous pensons donc nous sommes, tous autant que nous sommes. Chacun se forme ses idées singulières, tout homme pense “naturellement”, aussi "naturellement" que l'homme est un "animal politique", selon l'expression d'Aristote. La pensée est donc "naturelle" en ce sens. Naturelle et pourtant perfectible ! Et façonnable !

L’ABUS DE POUVOIR

‘’Lorsqu’un gouvernement commet un abus de pouvoir, c’est que ce pouvoir commence à lui échapper. ‘’

Ainsi parlait Jack Lang au lendemain de la mort de Malik Oussekine. Comme le gouvernement de l’époque, impopulaire, perdit effectivement son pouvoir, on est tenté de reconnaître qu’une autorité est seulement accordée, supportée, et qu'elle est perdue dès que les bornes sont dépassées.
Reste à situer ces bornes. Elles paraissent dès l’abord toutes subjectives. Papon a permis le massacre de centaines d’Algérien à Paris en une nuit d’octobre 1961. Les Parisiens n’ont pas bronché. Ils ont plutôt participé à l’événement. Ce drame a été effacé de la mémoire collective, il n’y a même jamais pris place, occulté par Charonne, au mois de février suivant (les 8 morts y étaient de “bons français”, blancs et communistes) : alors cinq cent mille Français manifestèrent, protestant contre cet inacceptable abus... À croire que le droit ne trace pas de frontière nette entre le respect et le crime organisé.

Salons philosophiques du Casino de Forges-les-Eaux

Mick SEBAG & François Housset
vous présentent les thèmes abordés lors des prochains Salon Philo

L’Amitié et l’amour

L’amitié n’a rien d’une passion déboussolante. On n’a pas de coup de foudre pour un ami: on se lie délibérément, lentement, par consensus. Avec l’ami on partage, on conjugue deux esprits. À cela les amoureux ajoutent quelques désirs moins spirituels pour s’aimer "corps et âme": il ne s’agit plus de seulement se toucher le cœur, mais de faire l’amour. Cela modifie le rapport: on réclame non plus seulement la présence, mais le contact de l’autre. Le désir (pour ne pas parler de pulsion, de tendance, voire d’instinct qui nous ramèneraient au rang de nos amies les bêtes) rappelle aux amoureux qu’ils ont des corps, ce qui les sort du monde amical, où en partageant de simples idées ils pouvaient encore prétendre n’être que des “choses qui pensent”.

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme

La formule est de notre ami Rabelais : prescrivant, pour la bonne éducation de Gargantua, une solide pratique sportive et de grandes études en toutes matières pour en faire “un esprit sain dans un corps sain”, il ajoute la religion comme une cerise sur le gâteau, “parce que science sans conscience n’est que ruine de l’âme.” Eh oui, l’âme est dans le coup ! C’est qu’elle pourrait se retrouver ruinée par l’esprit des sciences, la pauvrette !

La chanson dans la tête.

Qui n’a jamais été victime de l’air dans la tête, faisant chantonner malgré soi la chanson que l’on juge idiote, voire ignoble ? Ressentant plutôt que pensant, habité plutôt que libre penseur, un auditeur ne serait-il pas manipulé par la chanson qu'il écoute -ou plutôt qu'il ressent ? Quel sens critique lui reste-t-il quand des idées lui viennent en vrac sans qu’il ait fourni d’effort rationnel ? La chanson a-t-elle un sens, ou ne fait-elle appel qu'à la sensation ? Comment s'en tirer ?

Voter... la belle affaire !

Et si on faisait vraiment de la politique plutôt que d'aller dans l'isoloir en maugréant ?

(article en chantier : maçons bienvenus !)

Sommes-nous trop sérieux ?

“Sérieux” vient de “serré” et “rieur” : un homme sérieux est un homme dont le rire a été étranglé. D’ailleurs il porte une cravate.
Mais non, je plaisante !
En réalité, “sérieux” vient du latin “serius”, ne désignant personne : personne n'est sérieux. Seuls des états, des événement et des situations peuvent être qualifiés de sérieux. Réglez une affaire avec application, et vous “êtes” sérieux... le temps que cette action réclame.
Pourtant, des hommes prétendent ÊTRE constamment sérieux, et réclament d’être pris au sérieux. Ceux-là ne rigolent pas. Parce qu'ils veulent qu'on ne rigole pas d'eux. Leur sérieux se conçoit négativement.
Ainsi le "Monsieur cramoisi" du Petit Prince passe sa journée à faire des équations, et se répète orgueilleusement : “je suis un homme sérieux”. Et le petit prince s'exclame : "Mais ce n'est pas un homme !"

Le philosophe a mangé un clown !?

J’enseigne avec humour la philosophie, trop lourde pour ne pas être prise à la légère, dans des lieux où cette sévère discipline n'a pas à sévir ordinairement : centres de formation, hôpitaux, prisons... Comment enseigner vingt-cinq siècles de cogitations laborieuses, sinon avec la jubilation de les désacraliser ? Mes publics, souvent déçus par leurs cours de philosophie en terminale, craignent (avec raison) de s'ennuyer mortellement. Pour les rassurer, je dois les faire rire, leur prouver qu’ils sont tous philosophes, et que ça n’est pas grave !

QUI AIME BIEN CHATIE BIEN !?

Ouvrir le Petit Robert ne peut pas faire de mal pour apprendre ce qu'est l'amour. « Amour : disposition à vouloir le bien ».
Le bien fait du bien, n'est-ce pas ?
Manifestons nos bonnes intentions, cajolons : les caresses, c'est bien.
Pas les coups.
Prétendre frapper par amour est paradoxal. Un coup fait mal, c'est conçu pour. Et le mal n'est pas le bien ! Des légions de cogneurs s'obstinent à ne rien comprendre au bien, et répètent cet adage ancestral qu'on retrouve dans de nombreuses langues : « qui aime bien châtie bien » ! Comment a-t-on pu oser associer amour et châtiment ?

Il n’y a pas d’humour heureux

L’humour, ce n’est pas drôle : quelques blagues prises en exemples au cours du débat ne suffirent pas à nous égayer. Pour expliquer la légèreté de l’esprit, il nous a fallu plonger dans la pesanteur à laquelle il feint échapper.

Le bonheur ! Comment ? De quel droit ?

Certaines traditions privilégient le bonheur aux dépens de la morale ; d’autres prônent l’assouvissement des désirs, mais d’autres encore plaident pour le renoncement aux plaisirs. Et vous ?

L’ivresse

L’ivresse : un problème énorme. D’abord un problème de santé publique : tout psychotrope est toxique. On en peut mourir. Les hécatombes s'enchaînent. Plus généralement, l’ivresse est un problème humain. Toute l’humanité est concernée car il n’y a pas de société sans psychotrope. C’est encore un problème psychologique : que se passe-t-il dans la tête de celui qui, résolument, perd la tête ? Comment parvient-on à l’abandon résolu de sa propre conscience ?

C’est encore un problème moral : faut-il prescrire un droit à la débauche ? Entre la sobriété d’un rationalisme lourdingue et la déchéance de l’ivrogne, y’a-t-il un juste milieu à tolérer, quelque tempérance de funambule, ou n’y a-t-il qu’une marge de manœuvre aussi fine que le delirium -très mince ? Le problème qui finalement les rassemble tous est épistémologique : in vino veritas, en vin vérité ! L’ivresse a pour premier effet de changer la perception du monde, vacillant, titubant, se donnant comme par miracle. Révélation !?

L’érotisme, l’amitié, l’amour du prochain. (Eros, Philia et Agapé)

Avant même de s’aventurer dans la lecture des textes, il faut débroussailler le vocabulaire. Voici trois termes grecs que vous retrouverez souvent (bizarrement plus dans les écrits de philosophes contemporains que les bonnes vieilles traductions des textes grecs, qui elles sont 100% français -à moins que l’on s’acharne à vouloir lire des traducteurs comme Tricot, excellent au demeurant, mais qui s’acharne à truffer le texte de notes et de références en grec, au point de multiplier par deux le nombre de pages à lire, je vais finir par refermer cette parenthèse, voila) : ces trois termes grecs, les voili, les voila :

Eros

Amour physique. Désir appelant contact.

Philia

Amitié. Relation d’estime mutuelle, d’égal à égal : réciproque.

Agape

Amour du prochain (sans attente de réciprocité)

Alors ça a l’air simple comme ça, mais c’est très compliqué : on aurait beau jeu de résumer la situation en affirmant qu’il ne peut s’agir que de sexe, de camaraderie et de générosité. C’est pas si simple et ces concepts sont à manipuler avec précaution.

Pourquoi joue-t-on ?

À la balle, aux cartes, contre un ordinateur ou un partenaire, les occasions de jouer sont nombreuses. Mais pourquoi jouer ?
Premier argument : le plaisir. Jouer, c’est jouir. On s’amuse à se passionner pour des trucs débiles. Y’a-t-il eu touche ? dois-je acheter un quatrième hôtel rue de la Paix ? y’a-t-il encore de l’atout dans le jeu ? Combien j’ai tué de strem (1) ?
Second constat : jouer, c’est à la fois blaguer et s’entraîner. L’enfant qui joue à tirer sur ses copains le fait à la fois pour rire et le plus sérieusement du monde : il les vise vraiment. Qui sait si un jour il tirera pour de vrai ?
Les enfants (d’homme et d’animal) ne jouent pas pour s’amuser. Le prédateur privé de jeux de jeunesse se trouverait incapable de bondir, de mordre, de chasser tout simplement. Il ne ferait pas long feu, ébaucherait quelques gestes, si peu et si mal ! Faute d’exercice, de simples potentialités n’auront pas le temps de devenir des gestes assurés. Une aptitude s’acquière en répétant des gestes jusqu’à les parfaire. Inlassablement. Le jeu amuse parce qu'il permet de s'améliorer. Il faut se donner quantité d’occasions d’échouer ou de réussir pour éprouver une véritable joie. Si d’aventure la faute n’est plus permise un jour, le geste sera devenu sûr pour avoir été répété dans le plaisir. Il est donc sage de jouer, parce que le plus pressant besoin est de se gouverner, d’acquérir une véritable maîtrise en exerçant son corps et son esprit à agir le mieux possible.

La souffrance comme moteur de la vie

Toute existence est souffrance, du premier cri à l’agonie: la vie ne va pas sans mal. Faut-il en inférer que plus on souffre plus (voire mieux) on vit ?

La douleur est vive parce qu’elle perturbe : on préférerait s’en passer quand elle vient troubler la conscience et nous faire vivre les pires calamités. Mais n’est-il pas nécessaire que la conscience soit perturbée ?
Simone de Beauvoir hurlait que la mort seule est confortable : devons-nous assumer la souffrance comme le sel de la vie, qui pique, mais qui lui donne son goût ?

LA HAINE

Etrange passion que ce désir de nuire jusqu'à faire disparaître ce qui pourtant nous est le plus précieux : l'Autre. C'est plus fort que tout, rien ne l'arrête, "ça éclate tout" au passage : la haine explose. Comme une bombe, qu'elle justifie, la haine détermine la course à l'armement : l'envie de faire le plus de mal possible à l'Autre ne connaît pas de limite. On ne peut plus se rassurer en évoquant "l'équilibre de la terreur" des grandes puissances : le déséquilibre des terrorismes donne à tout un chacun l'occasion de laisser exploser sa haine. Et chacun peut se trouver un jour ou l'autre à s'écrier "j'ai la haine", une envie de détruire cherchant sur quel objet elle va pouvoir se focaliser...

LA FABRIQUE DE VIOLENCE : une bonne occasion de penser !

LA FABRIQUE DE VIOLENCE est une pièce de théâtre édifiante, formidable occasion de divers débats, occasion aussi de proposer aux enseignants une petite fiche pédagogique sur la violence.

Je rencontre donc je suis.

JE.

Si je ne suis pas en relation, je suis en manque de l'être et je ne suis donc pas vraiment présent. Pas entier. Pas fini. Même si je le prétends. Je fais semblant d'être là ! Je me sens vide. Absent. Je suis "en stand by". En attente d'être... avec quelqu'un. Qui n'est pas quelconque. Qui m'importe plus que tout au monde. "Ma moitié" me permettra d'être moi-même. Si et seulement si je la trouve. Où est-elle ? Il me la faut MAIN-TENANT !

L’intelligence

L’intelligence, qu’est-ce que c’est ? Quelque chose de capital, qui nous fait Hommes, puisque nous en vantons les mérites depuis un bail en comparant l’Homme à l’animal : nous comprenons le monde, nous ! Nous avons la capacité de nous adapter à des situation nouvelles, et même nous savons adapter notre environnement à nos besoins ! Mais cette vantardise ne dure pas, et laisse bientôt place à un formidable éclat de rire devant notre inconséquence, notre inhumanité même : nous, les êtres intelligents qui prétendons penser nos vies et vivre nos pensées, nous voilà qui faisons n'importe quoi ! Nous, les maîtres du monde, ne maîtrisons pas notre propre maîtrise : à quoi nous sert notre intelligence, sinon à faire des bêtises ?

Raison et passion

Passion vient du latin passio, “souffrir” : ça rigole pas ! Les nerfs à vif, le passionné souffre qu’une action extérieure s’impose à lui. Il doit tolérer l’intolérable : être pris par les nerfs, manipulé, poussé à agir malgré sa volonté. Il est hors de lui, sous contrôle. On le plaint. Au point de lui pardonner quelques folies : le pauvre est dépossédé de lui-même ! On accorde ainsi les circonstances atténuantes aux crimes passionnels, parce qu’un passionné fait le pire ou le meilleur sans vraiment y être pour grand chose : c’est plus fort que lui. La raison se tait et contemple, voire se lamente misérablement. Le plus souvent elle s’en est allée comme une lâche avant que le sang bouille. On la comprend aussi. La tête peut-elle rester froide quand le cœur brûle, pis encore, quand l’esprit s’embrase, et, pire encore, quand le corps flambe ?

ô lycéens ! Révisons !

ô lycéens qui m'avez accompagné cette année, voici quelques pistes que nous avons empruntées ensemble -en guise de fiche-révision par auteur.
J'y joins quelques sujets "classiques", pour que v ous puissiez vous entrainer en révisant : pour chaque type de sujet, demandez vous quels textes peuvent vous servir ! Bon travail !
Pour recevoir la liste officielle de présentation de l'oral de rattrapage, ou pour me donner de vos nouvelles, écrivez moi à l'adresse ci-dessous

Altruisme et égoïsme

L’Autre est indispensable : je n’existe que parce que les autres reconnaissent mon existence (exister vient du latin ex-sistere, qui signifie “se tenir en dehors”) ; je ne me trouve que dans le regard d’autrui, je m’ex-pose dans d’autres consciences que la mienne. La réalisation de soi passe par la reconnaissance des autres, desquels je tire quantité d’énergies et d’informations cruciales : je suis leur vampire, je pratiqué l’échange de sangs, pour arriver à l’échange de sens ; je suis A+B+C, toutes ces rencontres, chacun de ces regards perçus, de ces influences qui ont formaté mon comportement. Je leur dois même mes attitudes : tel le corbeau de la fable, ouvrant “généreusement” le bec pour faire entendre son “ramage” à ce corbeau fromageophile par imitation (qui paiera le fromage reçu d’une leçon morale), je suis prêt à donner beaucoup... mais en ne pensant jamais qu’à mon intérêt.

L'éducation sous contrainte

Article encore en chantier (je n'ai pas encore su organiser les mille questions posées) : merci pour vos contributions qui permettront de le finaliser !

L'AMOUR EXISTE-T-IL ?

Oui ? Non ?

Combien coûte et/ou rapporte un immigré ?

Aujourd’hui deux candidats à la présidentielle (et des millions de Français avec eux) s'étripent sur ces questions somme toute symboliques. Car au niveau politique, on sait bien que les votes immigrés seraient rarissimes et sans conséquences. Quant au niveau économique, chacun fait et refait ses petits calculs dans le seul but de faire des discours électoralistes. Au prix de l’humanité, perdue en route. L'immigré, qu'il soit refusé ou réclamé, est de toute façon stigmatisé, il n'est n'est qu'un moyen, ustensilisé (je n'aime pas ce jargon philosophique, mais il s'agit bien de cela : transformer un homme en outil) au nom de l'intérêt de ceux qui s'en servent !

La vérité est-elle bonne à dire ?

Est-il “bon” de dire la vérité : non seulement communiquer une bonne nouvelle, mais aussi annoncer sa mort prochaine au malade, dévoiler les travers d’un collègue ou la sexualité d’un homme public ? Où doit s’arrêter le souci de vérité de l’honnête homme ?

Je t’aime : est-ce que cela te regarde ?

Aimer c'est faire une expérience très intime, qui ne regarde personne... pas même la personne aimée !? Le dire est différent : c’est l’étaler au grand jour, en faire une expérience transpersonelle.
“Je t’aime” ne signifie pas seulement “ton existence me ravit”. Dire “je t’aime”, c’est dire qu’on tend vers l’autre -et qu'on rêve de voir ses bras s'ouvrir... c’est faire une proposition : “on fusionne ?”
Dire "je t'aime" est intrusif : mine de rien, il s’agit moins d’informer l’autre d’un sentiment qu’on éprouve pour lui, que de lui demander la réciprocité. Autant dire “aime moi”. Ou encore : "je te foutrais bien un grand coup d'amour à travers la gueule !"

Tu aimeras ton prochain comme toi-même

Peut-on mettre un futur au verbe aimer ?
Pourquoi ce commandement qui fait de l’amour un devoir ?
L’amour du prochain ne suppose-t-il pas l’oubli de soi-même, le désintéressement ?
L’amour de soi et l’amour du prochain ne sont-il pas contradictoires ?

“ON TROUVE, ON NE CHERCHE PAS”

Une mouche et une abeille se retrouvent dans une bouteille. La mouche vole dans tous les sens, trouve le goulot par hasard, et s’échappe, tandis que l’abeille reste enfermée. L’abeille est pourtant “plus intelligente” que la mouche : elle cherche laborieusement l’issue, et c’est pourquoi elle n’adopte pas la même attitude hasardeuse. Elle cherche à retrouver, par le moyen de son intelligence, un chemin qu’elle se souvient avoir emprunté pour arriver... mais elle n’y réussit pas. Disons que l’abeille est une platonicienne ratée : elle cherche à retrouver ce qu’elle sait, mais n’y parvient pas. Et la mouche est plutôt une nietzschéenne pressée : elle va, vole, et trouve “au pif”.

L’amour sans concession

Par concession on entend droit d’usage, permission d’utiliser... chose impensable quand il s’agit d’une personne: nous ne sommes pas utilisables, et pourtant...

Aimer, n’est-ce pas se donner à l’autre ? et lui prendre aussi beaucoup ? Y’a-t-il un amour sans la moindre appropriation ? Peut-on aimer en toute intégrité ? Ne faudra-t-il pas de promesse, de contrat, d’engagement, des sortes de prêts sur gages ? Sans concession, pas de dépendance, pas d’emprise de l’un sur l’autre : chacun reste entier, l’amour n’est plus qu’une sorte d’intérêt désintéressé. S’agit-il encore d’amour ? Si l’on a souvent peur d’aimer, c’est parce qu’aimer peut impliquer (voir signifier) se perdre. La relation érotique le montre bien.

Textes à étudier

Chers élèves de terminales qui voulez travailler plus pour philosopher plus, voici quelques textes dont vous pouvez me remettre un commentaire !

La responsabilité

Quelques pistes, repères, clefs, sur la déontologie, l'éthique et la responsabilité en travail social, à l'attention des étudiants qui se destinent au travail social, ou qui sont déjà éducateurs spécialisés.

ÉTHIQUE MÉDICALE

Voici l'intégrale de ma préparation à mon intervention de ce jour à l'I.F.S.I. (Institut de Formation en Soins Infirmiers) de Versailles.
Pardon pour la présentation brouillonne (mais qu'est-ce qui m'a pris de vous promettre de tout mettre en ligne ce soir ?) : je viens de passer une heure à la mettre en page, je suis désolé si l'aspect un peu "vrac" déboussole : je compte sur votre intelligence supérieure pour vous repérer dans toutes ces pistes, en utilisant des mots clef ou en vous repérant à partir du plan fourni en début du document.
Parfois formulées comme si je vous faisais un discours, parfois seulementr énumérées (il s'agit de notes préparatoires à mon intervention orale) vous trouverez ici toutes les pistes évoquées sur ce qui distingue l'éthique de la morale, les problématiques singulières du soignant qui se refuse à être soi-niant, l'identité et l'altérité de cet Autre qu'est le patient.
N'hésitez pas à laisser vos commentaires : j'interviens depuis 1999 "chez vous" et me suis enrichi à chacune de ces rencontres : mon but est toujours d'apprende et de mieux comprendre, grâce à vous.
Heureux qui communique !

LA VIE : textes

Quelques textes tentant d'appréhender le vivant : Diderot et d'Alembert, Bichat, KANT, BERGSON, Thierry Hoquet (qui a publié un recueil édifiant chez Flammarion : La vie).

texte de Nietzsche : "invention de la faute" pour PUNIR

Voici le texte où Nietzsche renverse la vapeur : on n'a pas inventé la punition pour éviter la faute, on a inventé la faute pour pouvoir punir !

Promotion ME2008

Voici le plan de mes interventions pour la promotion ME2008 de EPSS de Cergy, suivis des liens qui permettront à chacun de revoir tous les détails évoqués ensemble.

Flamber sa vie

Il y a ceux qui consomment, et ceux qui (se) consument. Les aventuriers sauvages brûlent leur vie, “claquent” tout ce qu’ils peuvent, grillent des voitures et tout espoir, puis s’éteignent bientôt pour n’avoir cherché qu’à “mettre le feu”. Vanité : les juges à la froide raison condamnent les “têtes brûlées”. Quand l’argent brûle les doigts, la vue devient courte, comme la vie. Il n’est pas certain que la vie vaille plus par sa durée que par ce qu’on en fait. Faut-il la miser, la jeter au feu, pour qu’elle vaille ? Faut-il accuser ceux qui s’économisent, d’être de petits joueurs refroidis, presque morts déjà, faute d’être prêts à se brûler les ailes ?

Si tu peux

Tu seras débateur, mon frère !

Si tu peux...

Tu seras un débateur, mon frère !

Justifier la violence

“VIOLENCE : force brutale exercée contre quelqu’un”. Violents, les dictateurs, les tueurs, mais aussi les cyclones... et nos nerfs.

Peut-on se passer de maître ?

Le disciple réclame son maître, qui lui transmet ses connaissances. Tout élève veut qu’on l’élève, avoir une loi qui le cadre. Jusqu’à ce que l’élève dépasse le maître...

Peut-on vivre sans travailler ?

Travailler, c’est bien dur... mais est-ce bien nécessaire ? Les besoins que l’on comble grâce au travail ne sont-ils pas superflus ?

Nul n’est méchant volontairement

Tout le monde il est gentil ! Prenez la pire des brutes. Prenez son parti, défendez-la bien : vous lui trouverez de bonnes excuses. Vous arriverez à la comprendre, et justifierez son action. Prenez encore deux belligérants, demandez leur pourquoi ils se battent : chacun montrera l’autre du doigt. Car le méchant, c’est l’autre, chacun en est convaincu. Cette conviction amène le constat de Platon : personne ne veut faire le mal.

La “Philo Vive” : Utilité des débats philosophiques

On n’a jamais autant philosophé qu’aujourd’hui - mais les ouvrages ne suffisent pas à rendre la philosophie vivante et à intéresser les jeunes. Toute personne devrait commencer à réfléchir sur les concepts philosophiques dès qu’elle commence à parler et à socialiser. On peut s’intéresser aux phénomènes physiques, esthétiques, logiques... mais on ne fait de la philosophie que si notre démarche réflexive est marquée par l’autonomie de pensée, le sens critique et la responsabilité.

Si tu peux...

Tu seras débateur, mon frère !