PhiloVIVE ! La philosophie orale et vivante

 

LES PEURS

La peur, tout le monde connaît. On tremble -entre autres symptômes : chair de poule, gorge nouée, sueurs froides, paralysie, rétention de la respiration et parfois crise cardiaque. De quoi prendre le phénomène très au sérieux. Toutes les peurs sont terribles, terrifiantes : la plus grande peur est celle... d’avoir peur !
Faut-il faire face à l’effroyable ? Mais TOUT est effroyable ! On peut aussi bien avoir peur de la douleur que du plaisir même, de ses ennemis comme de ses amis, des autres comme de soi-même, du monde entier (par exemple du marasme économique, politique, moral, spirituel...), ou du grand méchant loup caché partout... oui, même sous le lit !

LES BIENS MATERIELS. "Matérialisme : pourquoi les hommes ont-ils besoin de tout ?"

Topo sur le café philo du 5 mai 98 au Café de Rouen.

Encore une fois j’ai pris une bonne leçon. J’étais au départ très gêné par la formulation du sujet : mon appareil rationnel perverti par 10 ans d’études de l’histoire de la philosophie en a intégré le vocabulaire ; pour lui, le matérialisme est une doctrine soutenant qu’il n’existe rien que la matière, et que cette matière est composée d’atomes et de vide. À priori aucun rapport avec l’insatiable désir de tout posséder ! Dépité par ce contre-sens, j’étais gêné pour Epicure et Marx, que je considère comme les plus “grands” matérialistes... je ne connaissais pas le matérialisme rouennais, qui sut faire honneur aux deux compères!

La création naît-elle forcément d’un chaos de la pensée ?

Nous sommes partis de la souffrance de l’artiste, et nous n’en sommes pas revenus. Un artiste ne peut vivre sans créer, comme un homme ne peut vivre sans passion. C’est dans la fièvre de l’émotion que surgit l’esprit créateur : Victor Hugo par exemple ne pouvait faire de la belle poésie que quand il avait de fortes émotions.